Aides financières création d’entreprise 2025 | Ce qu’il faut savoir
En tant qu’artisan, se lancer dans l’entrepreneuriat est une aventure passionnante, mais aussi un défi financier. Entre l’achat de matériel, le paiement des premières charges et l’éventuelle embauche de salariés, les besoins sont nombreux. Heureusement, en 2025, plusieurs aides financières peuvent alléger la charge des artisans qui créent leur entreprise. Quelles sont les aides financières pour la création d’entreprise pour un artisan en 2025 ? Comment en bénéficier ? Je vous dévoile tout dans cet article !
Aides financières pour tous les créateurs d’entreprise
Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (ACRE)
L’Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise (ACRE) permet aux artisans de bénéficier d’une réduction de 50 % sur leurs charges sociales durant leur première année d’activité.
Si vous créez une société, cette aide financière vous est accordée automatiquement. En revanche, pour une micro-entreprise, il est nécessaire d’en faire la demande dès la déclaration de votre activité.
Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE)
Le Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE) permet aux entrepreneurs de se former à la gestion et au développement d’une entreprise avant de se lancer. Conclu avec une entreprise ou une association, il offre un accompagnement sur une durée d’un an, renouvelable jusqu’à trois ans. Ce dispositif est idéal pour acquérir les compétences essentielles à la réussite de son projet artisanal. Il est accessible à l’ensemble des créateurs ou repreneurs d’entreprise, à l’exception des salariés à temps plein, et des dirigeants associés uniques d’EURL ou SASU.
Prêt d’honneur
Le prêt d’honneur est un financement à taux zéro accordé aux créateurs ou repreneurs d’entreprise pour renforcer leurs fonds propres. Sans exigence de garantie ni de caution personnelle, il est généralement attribué par des réseaux d’accompagnement comme Initiative France ou Réseau Entreprendre.
Le prêt d’honneur est octroyé par une commission d’agrément qui statue sur le dossier qui lui est présenté.
Son obtention facilite souvent l’accès à d’autres financements bancaires, en rassurant les établissements prêteurs. Ce dispositif constitue un véritable coup de pouce pour démarrer ou développer son activité dans de meilleures conditions.
Aides régionales
En plus des dispositifs nationaux, de nombreuses régions proposent des aides financières pour la création d’entreprise, spécifiques pour soutenir les créateurs et repreneurs d’entreprises au niveau local. Ces aides peuvent prendre la forme de subventions, de prêts à taux préférentiels, ou encore de programmes d’accompagnement et de conseil.
Elles visent à favoriser le développement économique local, en soutenant l’implantation d’entreprises sur un territoire donné. Les conditions d’éligibilité et les montants varient selon les régions, il est donc essentiel de se renseigner auprès des collectivités locales ou des chambres de commerce pour connaître les dispositifs disponibles dans votre zone géographique.
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Aides financières création d’entreprise | Si vous êtes demandeur d’emploi
Maintien Allocation de Retour à l’Emploi
Lorsque l’on est demandeur d’emploi, créer ou reprendre une entreprise sans filet de sécurité peut être un vrai frein à la volonté d’entreprendre. Mais rassurez-vous, si vous êtes demandeur d’emploi, il vous est possible de conserver le bénéfice de votre Allocation de Retour à l’Emploi (ARE) tout en créant votre propre entreprise, ce qui permet d’avoir un revenu de substitution durant la phase de lancement. Pour cela, vous devez présenter un projet d’entreprise solide et réalisable.
Le montant de l’ARE est recalculé en fonction de vos droits initiaux : vous percevez alors jusqu’à 70 % de l’allocation mensuelle que vous auriez touchée sans reprise d’activité. Chaque mois, vous devrez déclarer votre chiffre d’affaires à France Travail, qui ajustera le versement de l’ARE en conséquence, en appliquant une régularisation basée sur vos revenus.
Ce dispositif représente une solution intéressante pour tester et structurer votre projet tout en bénéficiant d’un soutien financier. Toutefois, il n’est pas cumulable avec l’ARCE : pour en bénéficier, vous ne devez donc pas avoir opté pour cette aide.
ARCE
L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE) est destinée aux bénéficiaires de l’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE) souhaitant lancer leur activité. Pour y être éligible, le demandeur d’emploi doit :
👉 avoir obtenu l’ACRE ;
👉 avoir déclaré son projet auprès de France Travail.
L’ARCE permet de percevoir, sous forme de capital, 60 % du montant des droits restants à l’ARE, répartis en deux versements. En optant pour cette aide, le versement de l’ARE cesse, car les deux dispositifs ne sont pas cumulables. Cette solution peut être avantageuse si vous avez besoin d’un apport financier conséquent au démarrage de votre projet.
Maintien RSA et prime d’activité
Si vos revenus d’activité restent en dessous d’un certain seuil, vous pouvez conserver votre RSA. Pour cela, il est nécessaire de déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois, votre allocation étant ensuite ajustée trimestriellement à la hausse ou à la baisse.
En tant qu’entrepreneur, vous pouvez également prétendre à la prime d’activité si vous ne remplissez pas les conditions pour bénéficier du RSA et que vos revenus restent sous un plafond défini. Cette aide doit être demandée directement auprès de la CAF.
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Vos droits en tant que créateur d’entreprise si vous êtes salarié
Passer du statut de salarié, avec sa stabilité financière, à celui d’entrepreneur peut générer des inquiétudes, notamment sur le plan économique. Pour limiter ce risque, il est possible de bénéficier d’un congé pour création d’entreprise.
Ce congé permet à un salarié de suspendre temporairement son contrat de travail afin de se consacrer pleinement à son projet entrepreneurial.
D’une durée maximale d’un an, renouvelable une fois, ce dispositif offre la possibilité de tester son activité sans perdre le lien avec son employeur. À l’issue du congé, le salarié peut choisir de réintégrer son poste ou de poursuivre son projet. Cette option, accessible sous certaines conditions d’ancienneté, constitue une vraie sécurité pour les porteurs de projet souhaitant entreprendre, tout en limitant les risques pris.
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Les aides financières à l’embauche : le coup de pouce utile pour recruter
À partir du 1er janvier 2025, les entreprises de moins de 250 salariés peuvent bénéficier d’une aide pouvant aller jusqu’à 6 000 € pour l’embauche d’un apprenti. Ce dispositif concerne uniquement les apprentis préparant un diplôme ou un titre professionnel allant jusqu’au baccalauréat, ou jusqu’à bac+2 pour les territoires d’outre-mer. Cette aide est accordée uniquement durant la première année du contrat.
Par ailleurs, le recrutement d’un demandeur d’emploi âgé de 45 ans ou plus en contrat de professionnalisation ouvre droit à une aide forfaitaire de 2 000 €. Pour en bénéficier, vous devez en faire la demande directement auprès de France Travail.
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Sabine Vuillermoz
Avocat au Barreau de Sens